D'abord le fruit picking : pour ceux qui n'ont pas encore eu l'occasion de se payer ma tronche, l'expérience n'a pas été franchement concluante. Le type qui m'a emmenée sur place s'est vite avéré être un véritable débile pas drôle, lourd, bête et facho. Résultat : difficile de socialiser sur place avec les autres qui me prenaient pour son amie, hard core de supporter le boulet H24, du réveil à 5h jusqu'au soir et d'essayer de participer à ses monologues sur les voitures allemandes et ses "potes de quartier", pour qui il devenait "un des grands". Je ne résiste pas à la tentation de vous poster une photo du gaillard :
+ j'ai le vertige, et cueillir des pêches sous 45 degrés toute la journée à 5mètres de haut avec des fermiers peu scupuleux qui hurlent quant tu oublies deux fruits, le tout pour gagner des cacahuètes, c'était juste de l'exploitation. D'ailleurs les seuls qui travaillaient là-bas, c'étaient des Français, parce qu'ils sont trop mauvais en anglais pour se faire embaucher dans les villes, et des Chinois ou Pakistanais pas trop exigeants, qui dorment dehors ou dans leurs voitures et ne se plaignent pas.
-->Bilan : Au bout d'un jour et demi, je me suis cassée, ai pris un bus pour Melbourne et suis allée voir l'Australian Open. C'était vraiment excellent, super ambiance dans les stades, j'ai pu voir Jo-Wilfried Tsonga, Serena Williams, impressionante, Amélie Mauresmo et le has-been Fabrice Santoro, entre autres. Rencontré des Suédois très sympas avec qui j'ai passé le plus clair de mon temps, et j'en ai profité pour retourner dans les endroits de Malbourne que j'aime bien et flâner un peu.
Puis je suis partie à Canberra, la capitale australienne, à voir quand même. Bon, clairement, pas une ville très rock n'roll, c'est un peu comme Brasilia si vous voulez, une ville planifiée au carré au milieu de rien pour couper court à la concurrence entre Sydney et Melbourne pour le statut de capitale australienne. Mais elle a deux trois musées intéressants, le parlement... Deux jours suffisent tout de même, ne poussons pas mémé dans les orties. C'est intéressant, mais grand, froid, austère :
Ensuite... Retour à Sydney, où je me suis mise à la recherche d'un job. PAS MOYEN de trouver quoi que ce soit, rien qu'à la maison il y avai bien 5 de mes colocs dans la même situation. Tous les endroits où on allait déposer des CVs nous sortait le même discours : trop de backpackers en recherche de taf, vous êtes déjà la quinzième aujourd'hui... AU bout d'un moment j'ai donc jeté l'éponge et décidé de faire quelque chose de mon dernier mois de vacances, je veux dire autre chose que rester à Sydney à me faire jeter des magasins et à faire la fête.
Un coup de pouce bienvenu de deux amor m'a permis de réserver un billet d'avion pour l'Indonésie, un peu sur un coup de tête, et une semaine plus tard, je me retrouve à l'aéroport de Denpasar, à Bali, sac au dos, sans plans à par un hôtel pour la première nuit.
Mais tout s'est très bien goupillé, finalement. Dès le premier jour, à Kuta -la station touristique frappée par les attentats en 2002 et 2005-, j'ai rencontré Danny, un tupe de Sumatra qui vit à Bali et qui est guide à ses heures perdues. On s'est bien entendus et le lendemain on est partis pour un tour de Bali en scooter pendant une semaine. Le panard !!!
Il connaissait tous les endroits sympas, m'a appris beaucoup sur l'Indonésie, m'a permis d'éviter les circuits trop touristiques, en particulier les gros Australiens qui partent à Bali pour se la coller en toute impunité et pour pas cher. C'était vraiment chouette, je n'avais jamais rien vu de pareil, entre les temples hindous à tous les coins de rue, sur les toits des maisons, les rizières sr le flanc des montagnes, les lacs, les montagnes, les plages immenses, et surtout, surtout, la gentillesse des habitants, incroyable. Le hic -il en fallait un dans ce tableu idyllique- : j'ai perdu mon appareil photo au bout d'une semaine, et avec lui toutes mes photos de ce voyage extra. VERTE. Donc vous non plus n'aurez pas d'images, va falloir imaginer.
Ensuite, de retour à Kuta, j'ai décidé de repartir très vite, cette ville étant horrible et blindée de touristes. J'ai donc pris un bus pour l'île de Java (26h sur des routes défoncées, je m'en rappellerai longtemps..), et plus précisément la ville de Jogjakarta, au centre de l'île, qui est aussi considérée comme le centre culturel javanais, plutôt que Jakarta qui dit-on n'offre pas grand-chose et est excessivement polluée et sale. Et je n'ai pas été déçue ! On peut y voir des dances javanaises, des spectacles de marionnettes wayang (jeux d'ombres), visiter le palais du sultan (les habitants vivent toujours sous l'autorité d'un sultan là-bas, qui d'ailleurs est candidat pour les prochaines élections présidentielles), admirer les cages de chauve-souris et de serpents dans les marchés... La culture javanaise est extrêmement riche. Mais il est un peu moins facile de voyager à Java qu'à Bali, notamment pour une fille seule ; les gens ne comprennent pas trop le concept. Je ne sais pas combien de fois on m'a demandé pourquoi je n'étais pas chez moi à cuisiner, pourquoi je n'étais pas mariée... Est-ce parce que Java est à 90% musulmane, là où Bali est hindouiste à 90% ? Je ne sais pas bien, mais il fallait évidemment faire gaffe à couvrir le plus de peau possible. Dur dur sous des températures pareilles et une atmosphère très humide. Mais c'est la moindre des choses.
Autour de Jogja, des endroits extraordinaires comme les temples de Borobudur (bouddhiste) et Prambanan (hindouiste)... Des monuments FOUS, immenses, sublimes, incroyables.
Evidemment, une tourista carabinée m'a clouée dans ma chambre de losmen (des petits hôtels) pendant deux trois jours. Trop de jus de fruits ? Un peu d'eau sale avalée pendant que je me brossais les dents ? Je n'en sais rien mais les gens de là-bas ont été adorables, m'ont massée et soignée à coups de poudres un peu bizarres et de thé au gingembre, et je suis repartie, avec trois allemands, vers l'est, au Mont Bromo.
C'est un volcan -toujours en activité me semble-t-il- qu'on peut grimper pour y admirer le lever du soleil. Ca en valait la peine, de la haut dans les vapeurs de souffre à 5h du mat, admirer la lumière sur ces paysages lunaires, tout gris, waaouh !
Et voilà, après une semaine à Java, toujours avec les allemands décidément très sympas, nous sommes repartis à Bali. En arrivant de nouveau à Denpasar, la capitale, nous avons rencontré un type dans un resto qui nous a offert sa maison de Sanur, au bord de la mer, pour une durée indéfinie, en échange de rien du tout, il nous demandait juste de payer l'électrivité !! un exemple de plus de la gentillesse des Balinais... On y a passé quelques jours, à se reposer un peu et jouer de la guitare, puis j'ai fini mon voyage à Ubud, une ville que j'avais particulièrement aimé lors de la première semaine. Un petit détour à Kuta pour dire au revoir à Danny, et je repartais déjà pour Sydney, avec une allergie au soleil carabinée, les gens croyaient que j'avais des puces dans l'avion et me regardiat comme une pestiférée, faut dire que c'était un peu crado et ça faisait mal !!
Pour conclure ce voyage était incroyable, superbe, j'ai vraiment aimé partir seule, être libre d'aller où je veux, de faire un bout de chemin avec quelqu'un ou pas, et l'Indonésie, en tout cas ce que j'en ai vu.. c'est juste waaaouh !
Maintenant je suis rentrée, j'ai retrouvé mes amis avec bonheur, les cours ont repris la semaine dernière et l'été tire sur sa fin. Ca fait bizarre, de passer du mode voyage-sac à dos-crado au mode citadin-fac-fiesta, mais comme au premier semestre mes cours me plaisent. J'ai notamment commencé l'espagnol, peut-être en perspective d'un autre séjour. Que dire de plus ? Je crois que j'ai fait le tour. Envoyez de vos nouvelles !
A TRES bientôt (début août), bisous
Selamat tinggal !
age sur la route côtière qui relie les deux villes, la
« Great Ocean Road », était vraiment magnifique, avec des découpages de roches improbables un peu partout et de grandes étendues partout. Là-bas pour le coup, on s’est
vraiment fait plaisir en louant un truc pour une nuit avec une vue imprenable sur la Bridgewater Bay, de vrais pachas. Et c’est là qu’on a vu nos premiers vrais kangourous, beaucoup plus gros que
les wallabies mais aussi beaucoup plus sauvages, ainsi que d’énormes phoques et lions de mer.
à couper le
souffle.
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